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Ubuntu 12.10 simplifie l'accès aux services Internet


Canonical a dévoilé les versions finales desktop et serveur de sa distribution Ubuntu 12.10, qui offre un aperçu de la façon dont cette distribution Linux va évoluer dans les prochaines années.

« Ubuntu 12.10 définit de manière efficace la façon dont Ubuntu se développera au cours des deux prochaines années», a déclaré Steve George, vice-président de Canonical pour la communication et les produits. « Internet est devenu une partie intégrante de l'expérience utilisateur, de sorte que nous avons mis l'accent sur l'intégration des services en ligne et hors ligne. »

La version précédente de la célèbre distribution Linux, Ubuntu 12.04 sortie en avril dernier, était de type LTS (Long Term Support), ce qui signifie que Canonical entend garder cette mouture la plus stable possible, et la supportera pendant au moins deux ans. Les versions LTS sont conçues pour les entreprises, qui programment généralement leurs mises à niveau sur des cycles annuels et ont tendance à préférer la chasse aux bugs aux nouvelles fonctionnalités. En revanche, le travail autour de Ubuntu 12.10, nom de code Quantal Quetzal, a porté sur les nouveaux moyens que la distribution peut utiliser, a dit M. George.

Des fonctions de recherche couplées à Amazon

Pour cette version, Canonical propose sa propre interface de recherche sur le bureau, Dash, qui offre des fonctionnalités supplémentaires en ligne. Lors d'une recherche, le logiciel proposera non seulement une liste de toutes les applications du système et les documents qui correspondent aux termes de recherche, mais aussi des résultats issus d'Internet. Par exemple, le moteur peut rechercher dans les documents stockés dans les dossiers d'un utilisateur de Google Docs. Et, dans une fonction très décriée,  il sera également possible d'envoyer les résultats à Amazon.com quand un utilisateur cherche à acquérir un produit. Canonique obtenant au passage un pourcentage sur toutes les ventes effectuées via Amazon Ubuntu.

C'est aussi la première version d'Ubuntu à inclure la plate-forme WebApps, qui donne la possibilité à un développeur d'applications web de placer une icône sur le bureau d'Ubuntu.  Cette dernière ouvre ensuite l'application web dans une fenêtre autonome. Selon Steve George, l'application web « ressemble à une application normale».



Pour les entreprises, Quantal Quetzal propose un outil de connexion à distance au bureau avec les ordinateurs fonctionnant sous Microsoft Windows, en passant par Windows Terminal Server. Avec ce logiciel et grâce à la virtualisation, les applications Windows s'exécutent sur une machine distante du système Ubuntu. L'administrateur peut placer une icône sur le bureau qui lance l'application à distance. « Cette fonction a attiré  l'attention de beaucoup de nos clients dans les entreprises » qui désirent booster leur capacité de connexion à distance , a déclaré Steve George.

Une édition serveur allégée

L'édition serveur d'Ubuntu 12.10 arrive également avec son lot de nouvelles fonctionnalités dont beaucoup visent à rationaliser les usages d'Ubuntu dans le cloud.
Pour aider ses clients à mieux utiliser le cloud computing, Canonical a accéléré les temps de démarrage de son OS serveur en supprimant certaines des applications les moins utilisées lors de l'installation par défaut. « Il ne sert à rien de mettre par défaut MySQL sur un serveur web. Nous laissons à l'administrateur décider ce qu'il faut inclure», a indiqué Mark Baker, directeur produit serveur chez Canonical. Cette version est également livrée avec la dernière édition du conteneur de servlets Tomcat - version 7 - et la dernière mouture du logiciel de déploiement de plates-formes cloud OpenStack, Folsom, publiée en septembre.

C'est aussi la première version à inclure Ceph, un système de stockage distribué qui permet le stockage de fichiers, de blocs et d'objets. Ceph sera utile pour « stocker et gérer de gros volumes de données », a ajouté M. Baker. Cette solution élimine la nécessité d'acheter une plate-forme SAN (storage area network) séparée, car il permet de gérer plusieurs pétaoctets de stockage à l'aide de serveurs et de disques de base.

Canonical a également mis à jour Juju, son outil d'orchestration des charges de travail et des services dans des environnements cloud. Juju dispose désormais d'une interface graphique, ce qui devrait faciliter son utilisation. Canonical a également compilé près de 100 nouveaux Charms - le nom d'Ubuntu pour un package de configuration logiciels pour Juju - avec des applications comme Memcache, Hadoop, Tomcat, MongoDB, MediaWiki et WordPress.

Edition du 18/10/2012, par Serge Leblal






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